L'effet Papillon | Fondation David Suzuki | FAQ Asclépiade
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FAQ Asclépiade

Qu’est-ce que l’asclépiade?

C’est la seule espèce de plantes au Canada dont se nourrissent les monarques et sur laquelle les femelles pondent leurs œufs. L’asclépiade, aussi connue sous le nom de « petits cochons de lait » à cause du latex blanc qui circule dans ses gousses immatures et dans les autres parties de son corps. On l’appelle aussi « soyer du Québec » ou « soie d’Amérique » en référence aux fibres douces et isolantes qui sont libérées des gousses matures et qui permettent aux graines de voyager dans le vent.

 

L’asclépiade est une plante vivace qui peut aussi se propager par ses rhizomes, des racines spécialisées qui permettent à la plante de se multiplier et de coloniser rapidement ses habitats de prédilection. Ses feuilles plus ou moins velues sont organisées de façon opposée sur sa tige qui peut atteindre de 1 à 1,5 m de hauteur à maturité. Ses fleurs roses ou blanchâtres sont organisées en bouquets (ombrelles) et attirent divers pollinisateurs, donc les monarques.

Pourquoi l’asclépiade est-elle vitale pour les monarques?

Les femelles ne pondent leurs œufs que sur le dessous des feuilles d’asclépiade et les chenilles se nourrissent exclusivement de la plante. Les chenilles de monarques dépendent de cette plante : en la mangeant, les chenilles accumulent des toxines de l’asclépiade, leur donnant un mauvais goût qui décourage les prédateurs. L’asclépiade leur est essentielle pendant leur périple des monarques depuis le Mexique et le sud des États-Unis, jusqu’au Canada. L’asclépiade était jadis une plante qui poussait abondamment dans les champs, aux bords des chemins et sur les terres agricoles. Aujourd’hui, entre 60 et 90 des plantes d’asclépiade ont disparu dans certaines régions, en raison de pratiques agricoles et de l’utilisation d’herbicides à grande échelle.

J’ai entendu dire que l’asclépiade est toxique, c’est vrai ?

Oui… et non! Effectivement, les asclépiades contiennent des glucosides cardiotoniques qui, consommés à très grande dose, sont toxiques pour les animaux (incluant les humains). Les agriculteurs vous diront toutefois que les animaux s’intéressent aux asclépiades seulement en cas d’extrême disette et que, généralement, ils contournent les asclépiades pour brouter d’autres plantes au meilleur goût.

Que puis-je faire pour aider les monarques?

Vous voulez protéger les monarques? Nous aussi! Signez le manifeste Monarque, et engagez-vous à adopter les gestes proposés :

  1. ÉVITER d’utiliser tout pesticide toxique chez moi : éviter tant les insecticides que les herbicides;
  2. CONTACTER au moins une école, un organisme local ou autre institution de mon quartier pour proposer de faire un jardin pour papillons;
  3. APPELER un centre de jardin ou une pépinière de ma région pour leur demander de commander des plants d’asclépiades au printemps prochain;
  4. ACHETER une plantule, des semences ou une trousse d’asclépiade pour un ami ou pour chez moi et/ou FAIRE UN DON à la Fondation lui permettant de planter de l’asclépiade partout au Québec : boutique.davidsuzuki.org;
  5. FAIRE POUSSER de l’asclépiade et autres fleurs sauvages indigènes dans ma cour ou mon jardin, ou sur mon balcon;
  6. PARTICIPER au « Grand pique-nique urbain » de la Fondation le 19 mai 2017 de 10 h à 14 h dans le parc Hydro-Québec à Montréal et passer à la « station papillon » pour recevoir des conseils pratico-pratiques pour protéger les papillons chez moi.
  7. RECENSER les asclépiades via la Mission Monarque de l’Insectarium de Montréal, un projet de science citoyenne visant à récolter des données scientifiques.

Le site Web d’Espace pour la vie vous présente les asclépiades indigènes du Québec. Notre fournisseur de graines cette année, la pépinière Aiglon Indigo vous donne quelques détails horticoles. Pour ceux qui désirent des détails horticoles plus poussés, visitez le comptoir des renseignements horticoles au Jardin botanique de Montréal. Enfin, ceux qui sont curieux sur la production agricole d’asclépiade pourraient se renseigner auprès de la Coopérative Monark.